Mercredi 6 juin 2007
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Cette oeuvre est une eau forte ou vernis dure sur cuivre, elle est l'oeuvre de Marcel GROSCLAUDE (1888-1991)
Cette technique consiste à étaler du vernis sur la plaque et dégager des traits en grattant ce veris, les ombres sont obtenus par croisement de plus en plus fin en évitant les "crevés" c'est à dire
des taches noires sans blancs.
C'est la technique utiliséee par Rembrandt.
Par GRAVURES
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Mardi 5 juin 2007
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13:55
Pour imprimer une plaque, ici une plaque de Zinc, on commance par la recouvrir d'encre grasse pour gravure. Charbonnel vend toutes sortes de couleurs et dans les noirs plusieurs
densités avec essuyage facile ou non. L'encre est étalée avec des "poupées" de Tarlatane, genre de tulle que l'on découpe pour faire des petits coussins appelés poupées. Une fois l'encre étalée sur
toute la surface, l'encre est mélangée au préalable avec de l'huile de lin, et doit avoir la consistance d'une pâte presque liquide (presque !) , on doit essuyer, on le fait dans un premeir passage
avec un morceau de tarlatane, puis une deuxième fois et pour finir comme sur la photo avec du papier fin (les pages jaunes ont trouvé là une raison d'exister) . L'essuyage est terminée lorsque la
plaque semble débarassée de toute son encre, seul les sillons sont remplis, un léger coup de paume pour un essuyage final, il s'agit de frôler la plaque avec la paume et la plaque est prête à
passer sous la presse. L'opération est longue, fastidieuse mais déterminante dans la qualité de l'epreuve finale
Par GRAVURES
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Mardi 22 mai 2007
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22:03
Menine de Nicolas LAMBERT, cette impression est faite à partir d'une linogravure, La lino est gravée avec un burin spécial lino, on en trouve facilement, Charbonnel en face de Notre
Dame en vend, il s'agit comme la gravure sur bois d'une taille d'épargne, on reserve les noirs et on taille là ou il y a les blancs, cette technique est parfaitement adaptée au mode expressioniste.
On peut obtenir des résultats interessants avec peu de moyens. Une fois gravée la lino est enduite d'encre grasse avec un rouleau, le papier qui reçoit l'impression recouvre la plaque de lino , on
frotte avec un rouleau à patisserie ou avec une cuillère, il faut être régulier dans le frottement pour que la feuille, préalablement humidifiée soit bien imprégnée.
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Samedi 19 mai 2007
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11:47
Ce vernis dur est un mélange de gravure à l'acide et de pointe sèche, la pointe est un preocédé trés simple sur le plan technique car il suffit de prendre une pointe et de graver
directement sur le zinc ou sur le cuivre, les barbes qui sont les "copeaux" de métal restés sur la plaque apporte une espèce de chaleur au trait et du corps. La pointe sèche peut aussi comme c'est
la cas dans ma gravure ci-dessus completer le travail à l'acide.
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Mercredi 16 mai 2007
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21:54
Oeuvre de Nicolas LAMBERT, Nicolas vit en Bretagne, à Douarnenez, son activité artistique est essentiellement axée sur la gravure, ce que l'on appelle la taille douce et qui consiste
à graver au moyen de l'acide Nitrique, ce support est ici une plaque de Zinc polie, c'est moins fin que le cuivre mais c'est, à mon avis plus expressif. Nicolas travaille en ce moment sur un
bestiaire, eau forte et aquatinte.
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Samedi 12 mai 2007
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19:13
C'est une des oeuvres majeures de Albrecht DURER, Celui ci a pratiqué la gravure sur bois, le Burin comme ci dessus et la pointe séche. Cette gravure 31,8 x 26 cm,
date de 1514. La mélancolie est representée comme un génie ailé, comme un ange, le chien et la chauve souris rappelle la mélancolie, beaucoup d'objets se rapportant à la géométrie. Une enigme
sous forme de carré magique en haut à droite.
Le burin est à mon avis la technique la plus difficile de la gravure, ceux qui la pratique le font généralement de façon exclusive car elle exige un entraînement
quotidien. Le burin se pratique sur le cuivre et il s'agit de repousser le cuivre pour creusant un sillon en poussant l'outil vers l'avant. Cette technique a été pratiquée avec brio à notre
époque par Trémois mais également par Cécile Reims qui posséde à son actif la reproduction au burin des dessins de Bellmer et enfin Berger dont nous aurons l'occasion dévoquer
l'oeuvre.
Une fois gravée la plaque de cuivre est recouverte d'encre grasse, l'encre est essuyée et seule subsiste celle qui remplie les sillons creusés par l'artiste, la plaque
de cuivre ainsi préparée est recouverte d'une feuille légèrement humide et l'ensemble passe sous les cylindres de la presse, on obtient ainsi une image symétrique "positive" de la plaque.
L'opération peut être reproduite un certain nombre de fois. Pour des reproductions plus importantes, il faudra aciérer la plaque, c'est à dire la recouvrir par le procédé de l'electrolyse d'une
fine pellicule d'acier. Ce revêtement suffira pour rendre la plaque moins vulnérable aux passages sous presse.
Par GRAVURES
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Samedi 12 mai 2007
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07:21
Ce Blog aura pour objet des discussions autour de la gravure, de la peinture et du dessin, les commentaires seront les bienvenus et permettront d'alimenter et d'orienter le
contenu. Des revues d'expositions seront proposées.
Par GRAVURES
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